Accros, boulot, dodo

Photo by Fabrizio Verrecchia on Unsplash

Tous dopés, tous drogués pour aller travailler ? Oui, si l’on en croit les données récentes d’une commission interministérielle qui a posé, pour la première fois, des chiffres sur un mal que tout le monde pressentait, sans pour autant savoir le quantifier. Nous serions 20 millions, soit près de 70 % de la population active à prendre des substances plus ou moins légales pour faire face aux exigences du monde du travail.

Tous dopés, tous drogués pour aller travailler ? Oui, si l’on en croit les données récentes d’une commission interministérielle qui a posé, pour la première fois, des chiffres sur un mal que tout le monde pressentait, sans pour autant savoir le quantifier. Nous serions 20 millions, soit près de 70 % de la population active à prendre des substances plus ou moins légales pour faire face aux exigences du monde du travail. Fini les clichés et les stéréotypes sur le golden boy ou la star du show-biz qui se fait une ligne avant l’ouverture de la bourse de New York ou avant d’entrer sur le plateau.

Notre rapport au monde du travail est étrange. Ceux qui ont un emploi ne veulent plus seulement s’épanouir et gagner leur vie, ils veulent être heureux au travail. Quelle idée ! Et pourquoi pas convoquer Épicure, Spinoza ou Diderot en calculant ses RTT, en faisant les trois-huit ou en jonglant avec les 35 heures. Face à ce casse-tête amplifié par les attentes des millennials, les entreprises cherchent des solutions, revoient leur management, embauchent des « chief happiness officer » chargés de veiller au bien-être du personnel pour que chacun soit bien dans ses baskets. Alors, demain, tous dopés au bonheur ?

Source : Éditorial. Accros, boulot, dodo – lunion.fr

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