Brie-Comte-Robert : les ministres louent le dialogue social à la SNIE

Le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont visité, jeudi après-midi, la Société nouvelles installations électriques. L’occasion de montrer que dialogue social peut rimer avec performances économiques.

 « Vous avez du tennis, de la pétanque, du squash… », a listé, ébahi, le Premier ministre Édouard Philippe, en visite, ce jeudi après-midi, à la Société nouvelles installations électriques (SNIE), à Brie-Comte-Robert. Sur son site de 30 000 m2, l’entreprise spécialisée dans les installations électriques de logements neufs propose aussi un parcours sportif, du billard, du ping-pong et fait appel à un coach sportif et un ostéopathe.

 

Ce n’est pas un hasard si Édouard Philippe et Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ont choisi cette entreprise de 440 salariés, aiguillés par la députée (LREM) Michèle Peyron, membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Ils ont trouvé là matière à défendre les ordonnances réformant le Code du travail, dont la loi de ratification a été votée la veille par l’Assemblée nationale.

Et surtout à démontrer que l’on peut « concilier un dialogue social très intense et des performances économiques de très haut niveau », comme l’a souligné le Premier ministre. « Ce n’est pas antinomique, ajoute-t-il. Au contraire. Le dialogue social est l’une des conditions de la performance économique incontestable de cette entreprise, qui réussit et se développe. »

« Le bien-être des salariés se traduit en qualité de travail »

« Le bien-être des salariés se traduit en qualité de travail », confirme Laurent Crief, le directeur général de la SNIE, qui en veut pour preuve l’indice de satisfaction de ses clients : « 17/20 en moyenne ».

« C’est transposable à d’autres entreprises, si la démarche vient de la direction, estime Laurent Crief, qui codirige l’entreprise avec son frère Fabien, président de la SAS. Nous avons aussi la chance d’être indépendants en termes de capitaux. »

Depuis cette année, les employés bénéficient d’une poignée d’heures pour la rentrée des classes et d’horaires flexibles pour ceux du siège. L’an prochain, les femmes auront une demi-journée libre supplémentaire.

« On a des infrastructures, des conditions de travail et des relations humaines de qualité », approuve Philippe, un employé. « Fabien et Laurent ont hérité des qualités de leur papa, qui était déjà comme cela. Leur porte est tout le temps ouverte », souligne Pascal, un cadre.

Même les représentants du personnel ont loué leurs conditions de travail devant les deux ministres. « On est peu sollicité, c’est bon signe ! » a plaisanté Mohamed Benotmane, le délégué du personnel. « Tout se passe bien ! » a confirmé Pascal Nicot, responsable syndical CFTC.

Tous deux sont d’accord avec leurs patrons pour anticiper la fusion des instances salariales, prévue dans la réforme du travail. « Elle prévoit l’échéance de 2019 mais on peut anticiper s’il y a un accord majoritaire dans l’entreprise, les a rassurés Muriel Pénicaud. Le principe est : On peut tout faire si on est d’accord. » Le nouveau « comité social et économique » pourrait ainsi être créé dès l’an prochain à la SNIE.

Source : Brie-Comte-Robert : les ministres louent le dialogue social à la SNIE – Le Parisien

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